Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 21:34

Après le nouveau Levy, le tout récent Coben. Je n'avais pas lu les derniers car j'avoue j'ai trouvé que même si ces scénarios sont toujours captivants et très bien ficelés, ils restent dans le même style.

Cette année, j'ai retenté, et je trouve qu'encore une fois, on a envie de lire jusqu'au bout pour connapitre enfin le coupable, retournements de situations souhaités à la clé.

Après, cela reste plus de la littérature assez facile d'accès, mais un bon moment de détente!!

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Journaliste dans une émission de télé-réalité, Wendy piège en direct les prédateurs sexuels. Sa dernière prise, Dan Mercer, un éducateur pour adolescentes : tout l’accable, on le soupçonne même de meurtre. Mais les preuves font défaut. Wendy le sent bien, quelque chose ne tourne pas rond. Et si elle avait été manipulée ? Si Dan était innocent ? La jeune femme va alors se pencher sur le passé de Dan, ses années d’étudiant à Princeton, ses quatre amis inséparables… Des amis avec qui il a tout partagé, même le pire… Secrets, disparitions, complots, cabales sur le net, confréries malfaisantes, vengeance… Pourriez-vous pardonner à ceux qui ont brisé votre vie ?

Par Gwenliliso - Publié dans : Critiques
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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 08:21

Le nouveau Marc Levy... Vous vous demandez, est-ce que je dois l'acheter, est-ce qu'il ressemble aux autres?

Comment est le "cru 2012"?

 

Eh bien, pour être honnête, j'attends de lire le Musso pour en être sûre, mais je trouve que Marc Levy arrive en général plus à se renouveler d'un livre à l'autre et ne pas se cantonner aux scénarios romantiques à la touche science-fiction avec le cadre de Los Angeles ou New York dont ces deux auteurs sont des habitués.

 

Marc Levy a quand même osé se lancer dans l'histoire avec succès auparavant, dans "Les enfants de la liberté" ou la saga du "premier jour", et l'année dernière a complètement changé de cadre avec "L'étrange voyage de Mr Daldry".

 

Donc la semaine dernière, quand j'ai lu le nouveau scénario, je dois avouer que j'ai été au premier abord un peu déçue : encore une histoire de retour en arrière, un remake du "jour le plus long", en plus encore une fois à New York.

 

Et les cinquante premières pages sont  un peu décevantes : histoire d'amour vite montée, on ne voit pas bien où il veut en venir. Et ensuite, tout s'éclaire, tardivement peut-être.

Levy nous emmène sur les traces de la dictature Argentine des années 80 et de ses atrocités.

Et là, on approche quelque chose de plus intéressant que l'histoire d'amour du début, on découvre des personnages mieux brossés, et le scénario qui se met en place.

 

Plusieurs suspects, et on ne suspecte toujours pas le coupable, c'est que c'est bien tourné...

Un bon cru Levy, donc, n'hésitez pas à l'emmener aux vacances, moment de détente garanti....


levy.jpgAndrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier.
Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l’Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s’effondre dans une mare de sang.
Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012… Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage.
À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin.
De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu’au dénouement… à couper le souffle.

Par Gwenliliso - Publié dans : Critiques
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 08:57

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Le résumé

Voici quelques portraits de femmes qui ont refusé le cynisme et la brutalité du monde. Telle Ujine, cette étudiante en première année de droit, qui choisit de garder l’enfant qu’elle porte contre l’avis de son amant Samuel, lâche et si peu responsable. Ou encore Fatou, dont le courage et la détermination lui permettront de sauver son amoureux Watson, et de le ramener sain et sauf à Gorée après sa tentative échouée d’émigrer en Espagne. Ou telle Yama, cette grand-mère à l’amour débordant qui sauve sa petite-fille, Mari, en la nourrissant de son propre lait, après l’avoir cachée dans l’arbre creux en pleine guerre libérienne. Une fois adulte, Mari, dotée à son tour de cette force surnaturelle arrivera à sauver son amie Esmée de la sauvagerie des rebelles. Ou encore, Letitia Elisabeth Landon, une poétesse britannique, qui, découvrant les mensonges et l’indifférence de son mari, préfèrera mourir.
Ces quelques portraits d’une finesse remarquable illustrent parfaitement le ton général de ce recueil composé de dix nouvelles. Véritables courts romans, elles sont toutes habitées par des êtres puissants et par une montée dramatique remarquable. On reconnaît là le talent de conteur de l’auteur et sa capacité à créer des personnages édifiants, emblématiques d’une humanité féminine courageuse et volontaire. L’exotisme des décors et les intrigues empreintes de coutumes et rites africains réaffirment très fort le cosmopolitisme de l’œuvre de J. M. G. Le Clézio et l’universalité de sa vision littéraire.

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Né en 1940 à Nice, Jean-Marie Gustave Le Clézio, qui possède la double nationalité française et mauricienne, se fait remarquer dès son premier livre,Le procès-verbal, à l'âge de 23 ans. Influencé par l'école du Nouveau Roman, il puisera ensuite son inspiration dans ses origines familiales, ses nombreux voyages et sa fascination pour les cultures amérindiennes. Auteur d'une quarantaine d'ouvrages de fiction (romans, contes, nouvelles) et d'essais, qui font la part belle à l'onirisme et au mythe - Désert, Le chercheur d'or, etc. - J.M.G. Le Clézio a reçu le prix Nobel de littérature en 2008.   

On peut aussi citer Ourania, Ritournelle de la faim, l’Africain,…

« Histoires du pied », c’est un recueil de nouvelles qui reflète bien je trouve les thèmes qui lui sont chers : Maurice et Madagascar, le voyage, l’Afrique, la liberté, le courage. Mes préférées ce sont « Histoire du pied », « Barsa ou Barsaq », « Larbre Yama » et « LEL, derniers jours ».

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Voici donc quelques portraits de femmes qui ont refusé le cynisme et la brutalité du monde. Telle Ujine, cette étudiante en première année de droit, qui choisit de garder l'enfant qu'elle porte contre l'avis de son amant Samuel, lâche et si peu responsable. Ou encore Fatou, dont le courage et la détermination lui permettront de sauver son amoureux Watson, et de le ramener sain et sauf à Gorée après sa tentative échouée d'émigrer en Espagne. Ou telle Yama, cette grand-mère à l'amour débordant qui sauve sa petite-fille, Mari, en la nourrissant de son propre lait, après l'avoir cachée dans l'arbre creux en pleine guerre libérienne. Une fois adulte, Mari, dotée à son tour de cette force surnaturelle arrivera à sauver son amie Esmée de la sauvagerie des rebelles. Ou encore, Letitia Elisabeth Landon, une poétesse britannique, qui, découvrant les mensonges et l'indifférence de son mari, préfèrera mourir. Ces quelques portraits d'une finesse remarquable illustrent parfaitement le ton général de ce recueil composé de dix nouvelles. Véritables courts romans, elles sont toutes habitées par des êtres puissants et par une montée dramatique.


Extrait de La grande librairie avec l'interview de Le Clézio :
http://www.youtube.com/watch?v=Ervhm0YI29U link

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Par Gwenliliso - Publié dans : Idées de lecture
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 08:48

Dans cette nouvelle émission d' "1 livre, 1 film", Je présente avec Daniel Raphalen "Mystic River" de Dennis Lehane, adapté au cinéma par Clint Eastwood.

Vous pouvez l'écouter en podcast dans la rubrique "1 livre 1 film" sur 

http://www.alternantesfm.net/emissions-radio/emissions-parlees/livres-en-tete/  link

 

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Tout commence par une bagarre anodine entre trois adolescents du quartier d'East Buckingham et l'enlèvement de l'un d'entre eux, quatre jours durant, par deux prétendus policiers. L'événement a raison de leur amitié, et les trois garçons évoluent dans des directions opposées : l'un s'impose dans le milieu des gangs, le deuxième est enquêteur à la brigade criminelle et le troisième connaît son heure de gloire comme champion de base-ball. Lorsqu'un assassinat les réunit de nouveau vingt-cinq ans plus tard, l'affrontement est inévitable... Des personnages malmenés par l'acharnement du destin et de la malchance, des quartiers ouvriers divisés, des bars sordides et des rues mal famées : l'univers de Dennis Lehane n'appartient pas aux lendemains qui chantent. Mystic River est d'une sulfureuse morbidité.

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Par Gwenliliso - Publié dans : 2 livres en tête
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 08:26

 

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Le Résumé :

« Ce n’était pas de l’amour, le sentiment qui régnait entre eux deux. Ce n’était pas non plus une espèce de pardon automatique. C’était une solidarité mystérieuse. C’était un lien sans origine dans la mesure où aucun prétexte, aucun événement, à aucun moment, ne l’avait décidé ainsi. » 
En Bretagne, de nos jours, près de Dinard, une femme d’une quarantaine d’années retrouve par hasard le professeur de piano de son enfance. Cette femme âgée lui propose de venir habiter chez elle. Petit à petit, elle se réinstalle dans la petite ville où elle a vécu autrefois, retrouve son premier amour, se lie comme jamais elle ne l’avait fait avec son frère plus jeune, redécouvre les lieux, les chemins, les roches, se passionne pour la nature, le mer.
Soudain, un jour, sa fille, qu’elle n’avait plus vue depuis des années, revient vers elle.
De façon polyphonique, tous les personnages qui la côtoient (un prêtre, la bonne du professeur de piano, son frère Paul, un cultivateur, la factrice, un cousin qui vit près de là, la conductrice du car de ramassage scolaire, la masseuse de la thalassothérapie, sa fille Juliette) évoquent cette femme dont la destinée paraît de plus en plus étrange. Chacun a son interprétation. Chacun essaie de comprendre les rapports troublants, mystérieux, silencieux, sauvages que Claire se met à entretenir avec sa famille, l’amour, la falaise, le ciel, les oiseaux, l’origine.


Pascal Quignard, c’est un des écrivains français que je trouve le plus talentueux par son sens du mot et de la phrase très particulière, très descriptive mais en même temps ellipitique, assez poétique en fait, puisque le réel se fond dans l’imaginaire d’une façon assez particulière. Né en 1948, son oeuvre est considérée comme l’une des plus importantes de la littérature française contemporaine, il y a même des séminaires organisés pour l’étude de son œuvre. Violoncelliste, il a fondé le festival d’opéra et de théâtre baroque de Versailles.


J’avais lu bien sûr de lui « Tous les matins du monde », certainement son œuvre la plus connue avec son adaptation à l’écran joué par Gérard Depardieu, et « Villa Amalia », adapté au cinéma avec Isabelle Huppert.  Mais il y en a plein d’autres qui ont marqué sa carrière, notamment « Terrasse à Rome » qui a reçu le Prix de l’Académie Française en 2000 et « Les ombres errantes » qui a obtenu le Goncourt 2002.

Ce que j’ai aimé dans les « Solidarités mystérieuses », comme dans « Villa Amalia » bien sûr, ce sont d’abord les descriptions des paysages et l’ambiance qui s’en dégage. Comme Kennedy, il détaille chaque geste de la routine quotidienne mais qui revêt ici un caractère particulier, unique, comme si chaque action avait un sens, un but, qui nous aide à comprendre mieux l’esprit du personnage.


Claire, comme Ann dans villa Amalia, est une femme au caractère très fort, sauvage, indépendant. Elle n’a pas d’attaches, elle est un peu autiste par certains côtés. Elle est capable de s’isoler totalement du monde, de la société qui la fait souffrir, on a l’impression qu’elle n’arrive pas à aimer, à être heureuse. En même temps on les admire ces femmes, parce qu’elles savent ce qu’elles veulent, elles quittent tout du jour au lendemain, elles sont indépendantes et fières de ne dépendre de personne. Elles sont très proches de la nature, elles la ressentent dans chaque pore de leur peau, c’est une communion avec la nature de chaque instant.

 

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Au début on pense que c’est un roman d’amour, car Claire, qui revient s’installer à Dinard dans la région de son enfance retrouve Simon, son amour de toujours, et elle entame une liaison avec lui.

Finalement on comprend que non, que cette histoire n’est qu’un élément dans l’histoire et que le roman n’est centré que sur elle, son comportement, sa folie parfois.

Il faut quand même voir ce que Quignard fait endurer à son heroine : elle marche dans la lande tout le jour, arpente les quelques hectares de terre entre saint-enogat et le petit port de la clarté, qui sont décrits dans le moindre détail.

Elle a des caches dans les hautes herbes d’où elle surveille les gens, Simon surtout. Elle ne s’aliment pas, elle marche, elle protège la lande, les oiseaux.


ET petit à petit on rentre avec elle dans sa folie, on est avec elle sur les sentiers, on reconnapit nous aussi le passage de ce bateau qui rentre au port, de ce nuage qui annonce la pluie.

Voilà pourquoi je trouve que c’est un magnifique livre, un monde un peu étrange qui nous prend et nous capture avec lui.

En plus la bretagne y est très bien décrité et évoquée, donc pour moi c’est aussi un point intéressant.

 

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Je voulais ajouter quelques lignes en citant Nathalie Crom dans sa critique de Télérama :

« C'est un paysage de granit et d'ardoise dans lequel se déploient toutes les nuances du gris. L'envers absolu du bain de lumière et de bleu - la baie de Naples, Ischia, le soleil sur les roses sauvages... - dans lequel Ann Hidden, l'héroïne de Villa Amalia (2006), le précédent roman de Pascal Quignard, avait choisi de se fondre. L'héroïne cette fois s'appelle Claire, ou Marie-Claire, ou Chara - c'est selon le moment, selon son humeur et son choix.

Si, telle Ann avant elle, Claire a un beau jour mis la clé sous la porte, laissant derrière elle Paris, son métier de traductrice, sa vie d'avant, ce n'est pas pour emprunter une route au hasard - comme Ann l'avait fait -, mais pour retourner là d'où elle vient. En Bretagne, du côté de Dinard, où elle a grandi : « Elle aimait ce lieu. Elle aimait cet air si transparent, par lequel tout était plus proche. Elle aimait cet air si vif, où tout s'entendait davantage.

Elle éprouvait le besoin de reconnaître tout ce qu'elle avait vécu. Elle ressentait le besoin de reconnaître tout ce qu'elle avait découvert du monde, ici, jadis. Et peu à peu elle se souvenait en effet de tout, des noms, des lieux, des fermes, des ruisseaux, des bois. »

Le portrait et l'histoire de Claire sont brossés par ceux qui l'entourent et prennent tour à tour la parole : son frère cadet Paul, l'amant de ce dernier (un prêtre prénommé Jean), et encore Juliette, la fille que Claire a abandonnée vingt ans plus tôt - car il y a longtemps qu'a commencé la fuite de Claire. Autour d'elle aussi, une vieille femme qu'elle s'est choisie pour mère, et surtout Simon, rencontré dès l'enfance et qu'elle aima toute sa vie.

La matière humaine complexe et mouvante que tissent ces rapports imbriqués entre Claire et les autres compose une large part de la substance romanesque que brasse Les Solidarités mystérieuses. Un titre dont surgit presque au terme du roman la définition selon Pascal Quignard, alors qu'il regarde évoluer le lien fait d'attachement, de protection mutuelle, d'affection exempte d'effusion qui unit Claire et son cadet Paul depuis l'enfance : « Ce n'était pas de l'amour, le sentiment qui régnait entre eux deux. Ce n'était pas non plus une espèce de pardon automatique. C'était une solidarité mystérieuse. C'était un lien sans origine dans la mesure où aucun prétexte, aucun événement, à aucun moment, ne l'avait décidé. Bien sûr ils avaient partagé des scènes cruelles, partagé des deuils, quand ils étaient enfants, ils avaient pleuré l'un à côté de l'autre, mais jamais un pacte n'avait été prémédité et conclu entre elle et lui. »

Sous des dehors extrêmement concrets (descriptions minutieuses de la nature, lents travellings sur un visage, un corps, un geste quotidien) et terriblement romanesques (secrets de famille, jalousies amoureuses...), c'est un roman profondément méditatif et recueilli, irrigué de mystère, que nous offre à lire Pascal Quignard. 

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Par Gwenliliso - Publié dans : Idées de lecture
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